Des “bacs” aux NFT


Au début des années 2000 lorsqu’un artiste sortait un nouvel album, il fallait le retrouver obligatoirement “dans les bacs” ou bien, il fallait le télécharger illégalement sur Emule (ne faites pas les innocents…) en attendant une demi-journée pour une seule musique qui avait en plus, une qualité pour le moins… aléatoire.


Aujourd’hui notre consommation musicale est principalement basée sur le streaming audio. Les plateformes comme Spotify, Deezer, Soundcloud ou Youtube sont des passages obligés pour écouter de la musique. 


Pour le coup la musique se consomme de manière assez verticale. Les plateformes nous proposent des contenus qu’on décide d’écouter ou non, et les artistes n’ont que très peu de retour de leurs fans. Le seul moyen pour eux de les rencontrer reste durant les concerts ou les festivals.


C’est afin de briser ce code en place depuis le début des groupes pop (années 60 tout de même) et sortir du traditionnel schéma Album → Tournée → Album → Tournée que les NFT musicaux vont avoir un intérêt.

Gagner en proximité avec ses fans grâce aux NFT musicaux


Le principe du NFT, on le rappelle, est qu’il est unique. C’est un certificat qui fait de vous le propriétaire unique d’un fichier numérique. Et on va voir qu’ils peuvent permettre à la fois au public d’être plus proche des artistes et vice-versa. 


Actuellement, le marché de la musique se décompose comme ceci : 

  • Les compositeurs 
  • Les artistes / interprètes
  • Les producteurs
  • Les maisons de disques
  • Les distributeurs
  • Les détaillants

Comme n’importe quel marché, plus il y a d’intermédiaires, plus la marge du créateur est réduite (c’est le même principe que pour les agriculteurs contraints de vendre leurs produits à bas coût aux distributeurs).


Grâce aux NFT, on pourrait se retrouver avec un marché comme celui-ci : 

Les compositeurs 


  • Les artistes / interprètes
  • Le public


Alors, certes, il s’agit d’une vision très simplifiée. Et puis le schéma actuel reste efficace dans le processus de production des disques, mais que pourraient y gagner les artistes ?


Un meilleur soutien financier grâce aux NFT


Afin d’étayer mon propos, je vais parler de Snoop Dogg. Artiste qu’on ne présente plus, il fait partie de ces artistes excentriques à souhait et pour le moins imprévisibles. Cependant, il a su faire preuve d’une grande ingéniosité en ce qui concerne les NFT. Il s’est en effet associé au métavers Sandbox et à proposer une collection de personnages à son effigie (vous avez dit excentrique ?)

Suite à ce partenariat, il a offert la possibilité de passer une soirée dans son manoir installé dans ce métavers accompagné de la star. En prime, les personnes pouvaient recevoir un terrain situé aux abords du manoir du rappeur. 


Il s’agit ici d’un exemple très concret de rapprochement entre une communauté et un artiste qui laisse présager que ce type d’événements pourrait être amené à se multiplier dans les années à venir. 


Autre exemple très intéressant permettant de montrer le rapprochement entre un artiste et ses fans grâce aux NFT. En novembre 2021, Booba, l’un des rappeurs français les plus connus, à proposer une collection de 10 000 NFT à l’occasion de la sortie de son clip “TN”. 

Les jetons étaient ensuite utilisés comme pass pour visionner le clip en avant première. Résultat ? Les 10 000 cartes se sont vendues en quelques jours. 




Alors, vers où se dirige l’industrie du disque ? 


Même si les NFT sont encore dans un stade “larvaire” et qu’il est encore difficile de prédire ou non leur ascension future, il est certain que systèmes permettant aux artistes de mieux se rémunérer tout en gardant une proximité avec leurs fans ne tombera pas dans l’oubli.

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