A quoi servent les NFT dans le métavers ?

Métavers (ou métaverse) pour “méta-univers” est un mot que l’on entend beaucoup depuis le changement de nom de Facebook pour “Meta”.  Le géant américain a en effet opté pour un revirement stratégique et concentre une partie de ses activités sur le métaverse, avec également le rachat de la firme Oculus, célèbre fabricant de casques de réalité virtuelle. Mais qu’est ce que c’est exactement un métaverse ? 

Qu’est ce qu’un métaverse ? 


Il n’y a pas encore de réel consensus vis-à-vis de ce terme, mais si l’on devait en donner une définition large, on pourrait dire qu’un métaverse correspond simplement à un monde virtuel dans lequel le joueur, au travers de son avatar, entreprend des actions avec des joueurs en réseau. 


Si l’on se fie à cette définition, quelque peu simpliste certes, on constate que les métavers existent depuis presque toujours (du moins depuis le début des jeux 3D ). 

Sans parler des quelques précurseurs, le premier métavers est sorti en 2003 et n’était nul autre que Second Life. Depuis, les métavers ayant vu le jour sont nombreux, on peut citer en vrac : World of Warcraft, Garry’s Mod (et son célèbre DarkRP), Habbo, Grand Theft Auto Online (GTARP), Fornite et bien d’autres encore. 


Le point commun de tous ces jeux (si différents soient-ils), est que les joueurs ont chacun un avatar qu’ils font évoluer dans un univers défini et avec lequel ils ont des interactions en ligne. 

Cependant, aucun de ces jeux ne propose, pour l'instant, une quelconque interaction avec des NFT. Alors où est le rapport ? 

Les métaverse fonctionnant sur la blockchain 


Dans les métavers que l’on a cité, l’économie reposait sur des monnaies complètement virtuelles (qu’il était néanmoins possible d’acheter avec une monnaie réelle). La volonté des nouveaux métavers, tel qu’on l’entend aujourd’hui est de sécuriser les transactions grâce aux technologies de la blockchain mais également de décentraliser le web et de sortir des traditionnels Google, Amazon et Meta (ex-Facebook). 

Afin de pouvoir réaliser ces transactions, il est donc nécessaire de créer une crypto monnaie reposant sur cette blockchain. Parmi les grands noms de ces nouveaux métavers on peut retrouver Decentraland ou encore The Sandbox. 


C’est ici que l’on va retrouver l’intérêt des NFT. Grâce à la technologie blockchain qui certifie donc la propriété d’une œuvre à une personne et qui permet aussi d’avoir une traçabilité complète des biens numériques il sera donc possible (entre autres) : 

  • D’exposer ses oeuvres d’art directement dans le métaverse
  • D’acheter et de revendre des oeuvres NFT depuis le métaverse
  • De marquer une création, comme nous appartenant, afin d’en être l’unique (et immuable) propriétaire


Il s’agit donc ici d’une vision purement artistique du NFT, mais il permet un certain nombre d’autres choses. 


On peut en effet enregistrer, avec un NFT, de nombreux biens dans un métavers. Cela va du terrain, aux armures, en passant par tous les objets que l’on pourrait retrouver dans une maison (chaises, tables, décoration…), en bref, tout ce qui peut être considéré comme un objet vous appartenant pourra se retrouver sous la forme d’un NFT et ce dernier permettra en plus de l’échanger, de le retrouver à l’intérieur de différents métavers, même si des questions d’interopérabilité sont en suspens, on se doute que c’est ce vers quoi va tendre ce nouveau web 3.0 décentralisé. 


Dans notre article consacré au marché du jeu vidéo, nous parlions de l’aubaine que pouvait représenter (ou non) ce nouveau marché. Car à monnayer le moindre aspect de son jeu, est-ce que ce n’est pas le joueur qui pourrait s’y retrouver perdant ? 

On voit déjà ce que des jeux gratuits comme League of Legends ou Fortnite arrivent à générer comme revenu (respectivement 1,75 et 5,1 milliards de dollars). 

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